mercredi, 23 février 2005

MALI



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Le 21 Février 2005, après réparation de la roue, nous reprenons la route en direction du Mali.
Ayant obtenu mon visa au préalable, le passage de la frontière s'est déroulé sans difficulté.
En fin d'après-midi, je suis soulagée d'être arrivée à Kayes. Un passager du voyage me conduit à l'hôtel Tiéba où je file directement sous la douche. Lavage de linge et repos avant de prendre une "Castel" avec le percussionniste du chanteur Malien, Boubacar Traoré et un guitariste d'un groupe local de Kayes. En ce début de soirée, nous parlons musique et je me sens dans mon élément. Tous me conseillent de prendre le train pour Bamako me facilitant ainsi le trajet.....
Le lendemain matin de bonne heure, je me rends à la gare en taxi et quelle ne fût pas ma surprise devant la longue file d'attente à l'achat des billets. Le guichetier me remarque de loin et me donne le privilège de passer directement. Gênée, j'ose à peine avancer mais suis soulagée de pouvoir poser mon gros sac à dos d'une capacité de 80 L. Je passe des heures à attendre, assise par terre une bouteille d'eau à la main et quelques bananes.
Vers 13h, le train est à quai et on me fait signe de monter. Je cherche péniblement le n° de wagon.
Enfin, j'occupe la place 77, voiture 323 en 2ème classe.....Je fais la connaissance de ma voisine Fanta, une jeune Malienne qui retourne à Bamako pour ses congés. A 14h30mn, je train s'élance........très lentement.
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Je discute, plaisante avec mes voisins et tout est source de curiosités et de surprises. Il fait une chaleur horrible et je n'ose même plus sortir du train, tellement les passagers en surnombre gênent le passage. Le train s'arrête à chaque petite gare et c'est ainsi, qu'il parcourt 600 km en 14h........
Arrivée à 4h30mn en gare de Bamako mais ce n'est qu'à 6h30mn que je me couche à l'hôtel Colombus, après un long décrassage...
Après 3h de sommeil, retour à la réalité. Je n'ai plus d'argent et je dois changer d'hôtel en raison du prix élevé de la chambre (25000 CFA ). Je décide de retrouver ma copine Fanta, rencontrée la veille dans le train. Difficile... et je me perds au quartier Lafiabougou. Il n'existe pas de n° de rue, ni de maison. Au moment où je m'apprête à renoncer, un ébéniste travaillant dans le quartier m'aide à la retrouver. Soulagée et heureuse de la revoir, nous partageons un ""(bouillie de mil) servi avec de la sauce gombo (assez gélatineuse). Tout l'après-midi, elle m'oriente dans cette grande ville au tumulte incessant et je finis par résoudre mes soucis du moment. Je passe quelques jours à Bamako qui, malgré la foule, je suis séduite.

Pour me déplacer, je prends les bus de ville, cela me permet de découvrir et de rencontrer les gens, comme ce joli bébé sur la photo.
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J'ai réservé, essentiellement, ces quelques jours à la rencontre de chanteurs Maliens qui me font vibrer en France. Par chance, le voisin de Fanta n'est autre que le chanteur de blues, Ali Farka Touré. Un "gin" à la main, nous trinquons ensemble et nous passons la soirée à parler de sa passion pour la musique.
Encouragée par ce délicieux moment, je désire le renouveler avec d'autres musiciens. Et c'est ainsi que le lendemain, je me retrouve chez Amadou et Mariam. Une équipe de journalistes est présente et avant que je m'en rendes compte, je suis interviewée pendant qu'Amadou s'exerce à la guitare et Mariam au chant. Très belle rencontre et j'en ressors émue et très heureuse.
Le lendemain, je me retrouve devant la maison de Salif Keita mais cette fois-ci, je n'ai pas la chance de le rencontrer.

Soirées typiquement Africaines chez Fanta où la nuit, nous restons à discuter dans la cour et à la fraîcheur.
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Après ces quelques jours de belles rencontres, je prends un bus avec la compagnie Bittar pour Mopti.
640 km et 11h de bus après, j'arrive dans la nuit à Mopti. "Doux rêves", un hôtel bien tenu m'accueille.
Modibo, le guide rattaché à l'hôtel, avec qui je sympathise, me promène en moto dans la ville. Mopti, appelée la"Venise Malienne" est construite sur 3 îles reliées entre elles par des digues. Les 2 fleuves "Bani" et "Niger" l'entourent. Importante ville commerciale et gros trafic de pirogues surtout en saison des pluies.

Balade en pinasse au coucher de soleil, tout simplement magique.....
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Avec un jeune guide Moussa, nous partons 3 jours au pays Dogon. Mopti - Bandiagara - Sangha 120 km et 5h de route.
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Sangha est le principal village dogon, c'est un point de départ le plus accessible pour la visite des villages de la falaise. Le pays dogon est un plateau incliné, difficile d'accés qui s'étend jusqu'au Niger et une plaine immense, sablonneuse, qui va du pied de la falaise (100 km) jusqu'au Burkina-Faso. Les villages les plus anciens sont accrochés à la paroi rocheuse. Les dogons se sont réfugiés dans cet endroit isolé pour fuir l'islamisation. Arrivés à Sangha, nous continuons à pied avec nos bagages, à travers la falaise sous un soleil de plomb. Nous parcourons 3 km jusqu'au village de Banani où nous passons la nuit dans une auberge. Il fait si chaud que je préfère dormir sur le toit sous un ciel étoilé..........
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Journée de marche, plus de 20 km....nous visitons les villages le long de la falaise et sommes accueillis chaleureusement par la population.

Le soir, c'est toujours un plaisir de rentrer à l'auberge, de se rafraîchir d'un sceau d'eau et de sentir enfin un soupçon d'air frais.

Retour à Mopti en moto.
Modibo me fait la surprise de visiter un village de pêcheurs sur les rives du fleuve "Bani".
Le lendemain, je prends un bus pour Bamako. Voyage périlleux, 2 crevaisons et nous parcourons 70 km avec un pneu crevé jusqu'à Bamako. Je suis soulagée d'arriver.
Avant de partir pour le Burkina-Faso, je prends mon visa à l'ambassade et on me le délivre immédiatement pour une durée de 3 mois.
Avec toutes ces compagnies de transport à Bamako, j'opte pour la société Sogébaf spécialisée dans le transport international entre le Mali et le Burkina-Faso
Je quitte Bamako à 9h et pour la 1ère fois, je voyage en musique. Le passage de la frontière est assez compliquée. Les formalités sont pointilleuses et les bagages sont fouillés un à un.