vendredi, 17 juin 2005
BURKINA-FASO

Le 7 Mars 2005, j'arrive à Bobo-Dioulasso après avoir effectué 635 km et 10h de route depuis Bamako.
Salif, le convoyeur du bus, me conduit à l'hôtel Téria, à l'arrivée à Bobo. Il est 22h et ne trouvant pas une chambre qui me convienne due à l'absence de fraicheur, je m'assois à la terrasse de l'hôtel et je me rafraîchis de quelques bières avec mes amis du voyage.
Bobo-Dioulassou est la 2ème ville du pays, ville vivante et reposante à la fois. Elle est considérée comme la capitale du Balafon. L'hôtellerie étant plus abordable qu'au Mali et voulant depuis toujours m'initier à la guitare, je décide donc de me poser un certain temps. Salif, originaire de Bobo, me guide vers des profs de guitare.
Après avoir fait plusieurs essais, je me fixe avec un jeune musicien Burkinabé, Amadou.
Il fait partie d'une troupe de musiciens "Jiguiya" et joue de plusieurs instruments: Balafon, Goni, Djembés.
C'est un prodige. Tous les matins, il me donne des cours et je passe des supers moments avec lui.
Je tente de m'impliquer dans des actions bénévoles à l'hôpital, à l'orphelinat, aux dispensaires publics mais tous tiennent le même discours, à savoir que le bénévolat, à titre individuel, sans être engagé dans une ong n'est pas accepté au Burkina. L'association "Jiguiya", qui s'occupe en plus de son activité musicale, d'un orphelinat, d'une école et d'un dispensaire me propose de donner un coup de main à celui-ci.
Je loge à l'hôtel Téria et volontairement, je ne prends pas une chambre à louer. Je me sens plus en sécurité car le gardien surveille les entrées et sorties. Le personnel est adorable et je sympathise surtout avec Dédé, le serveur du restaurant de l'hôtel. Avec les va-et-vient des clients, je rencontre beaucoup de monde dont quelques routards et quel plaisir de partager avec eux les impressions et ressentis du voyage.
Un jour, en mangeant au resto du coin avec Salif, je fais la connaissance de 2 jeunes animateurs de la radio "Médiastar", Valérie et John. Lui, anime des émissions de radio et elle, diffuse le journal quotidiennement. Ils deviennent mes amis et nous passons beaucoup de temps ensemble.
Je m'imprègne pleinement de la vie Africaine et je me trouve, tous les jours en compagnie d'Africains. J'assiste à l'animation de mariages avec l'association "Jiguiya" et je participe souvent à la préparation des repas dans la famille de Salif.
Un soir, j'ai le plaisir d'assister au concert, de Djénéba Seck, une chanteuse Malienne au théâtre de l'amitié.
Chaque soir, Salif et moi, allons à notre resto préféré "chez Fati". J'ai ma place habituelle, assise dehors sur des morceaux de parpaing, je me régale de ces différents plats accompagnés de jus de gingembre et de bissap.
3 mois à Bobo et pleins de souvenirs avec mes amis mais il est temps de continuer la route. Sur la photo, un dernier verre avec eux....
Le 12 juin 2005, mes amis m'accompagnent à la gare et le coeur serré, je prends le bus TCV à 14h, direction Ouagadougou à 363 km de là.
Le voyage se passe dans des conditions idéales, peu de monde, climatisation, assez bonne route et 4h après j'arrive à Ouagadougou. Le père de Valérie me fait le plaisir de venir me chercher en moto. Nous passons la soirée à refaire le monde dans un petit resto.
Bien que nous soyons en fin de saison sèche, il fait cependant très chaud, beaucoup plus qu'à Bobo.
Je voyage avec la TSR, compagnie de bus pour relier le Bénin.
Trajet long et éprouvant, 1052 km et 20h de bus.......pour Cotonou.
J'obtiens le visa de transit d'une durée de 48h à la frontière du Bénin.
17:00 Publié dans E. Burkina-Faso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note








